La longue marche vers l'élection présidentielle américaine 2008

Par TITIFLO77 :: mardi 12 février 2008 à 19:59 :: Actu - Europe et International

C'est une longue année électorale qui démarre aux Etats-Unis, avec dès ce 3 janvier, les premiers caucus dans l'état de l'Iowa. Les primaires et caucus dans chacun des autres Etats pour désigner les deux candidats démocrate et républicain s'étaleront jusqu'à fin juin. Ils ne seront qu'un dans chaque camp à avoir l'honneur de représenter leur parti pour succéder à George W. Bush à la Maison-Blanche.

Titiflo vous propose de suivre l'ensemble de ces primaires avec une mise à jour des résultats dans chaque état tout au long du processus de désignation du candidat, mais également les grands thèmes de la campagne, les positions de forces et des liens vers des sites relatant l'événement.

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EN TÊTE

Démocrates
Hillary Clinton
1215 délégués
-
Clinton 1190
Edwards 26 OUT
-
Pour gagner : 2 025

Républicains
John McCain
812 délégués
-
Romney 268 OUT
Huckabee 217
-
Pour gagner : 1 195

 

 


 


 


 


 


 


 


 



 


 


 


 


 


 


 


 


 

L'ACTU DU MOMENT

12 février - Primaires du Potomac : victoire de Barack Obama et John McCain (résultats)

Nouveau sans faute pour Barack Obama qui remporte les trois Etats en jeu mardi : le Maryland avec 61% contre 36% pour sa rivale Hillary Clinton, la Virginie (64%/35%) et la capitale, District of Columbia (75%/24%). Le sénateur noir de l'Illinois passe en tête dans la course aux délégués pour la convention.

Chez les républicains, John McCain s'impose également dans les trois Etats : 68% en DC, 54% dans le Maryland et 50% en Virginie (Huckabee : 17%, 31%, 41%).

12 février - Primaires du Potomac (Maryland, Virginie, DC) (Présentation)

Trois nouvelles primaires sont organisées mardi 12 février. Bien que ces consultations pourraient avoir un effet psychologique important, elles ne devraient pas permettre à un candidat de remporter le nombre de délégués requis pour l'investiture.

Chez les républicains, John McCain est toujours le favori des sondages. Il lui manque 400 délégués pour atteindre le quota requis.

Dans le camp démocrate, si Hillary Clinton perd à nouveau dans ces trois Etats, alors qu'elle a déjà perdu les cinq dernières consultations, cela serait un sérieux coup dur. Barack Obama pourrait passer en tête en terme de nombre de démocrates.

10 février - Primaires du WE : Obama refait son retard, Huckabee en trouble-fête

Quelques jours après le Super Tuesday, des primaires étaient à nouveau organisées dans des Etats américains.

Côté démocrate, Barack Obama s'est imposé dans les quatre Etats en jeu. Il remporte la Louisiane (57% contre 36% pour Clinton), le Nebraska (68%/32%), l'Etat de Washington (68%/31%) et le Maine (59%/40%), rattrapant son retard de 100 délégués sur sa rivale. Signe d'inquiétude, Hillary Clinton a remplacé sa directrice de campagne.

Dans le camp républicain, Mike Huckabee a à nouveau créé la surprise en s'imposant dans le Kansas (60%) et en Louisiane (43%). John McCain s'impose quant à lui dans l'Etat de Washington (26%), juste devant Huckabee (24%).

7 février - Mitt Romney annonce son retrait de la course à l'investiture républicaine, laissant le champ libre à son rival John McCain.

5 février - Super Tuesday (Résultats)

Clinton et McCain en tête dans leur camp respectif, mais aucun des deux ne parvient à évincer ses rivaux : Obama chez les démocrates et Romney et Huckabee chez les républicains sont toujours en jeu.

Démocrates : Clinton remporte trois des quatre plus gros Etats : la Californie, New York et le New Jersey. Mais Obama ne serait pas tant distancé que cela...

Républicains : McCain s'impose comme le favori pour la victoire, mais Huckabee remporte des victoires surprises dans cinq Etats, et Romney dans sept.

5 février - Super Tuesday (Présentation)

C'est le grand jour des primaires : le Super Tuesday, ou Tsunami Tuesday. C'est aujourd'hui que tout peut se jouer dans la course à l'investiture côté démocrate et côté républicain. Plus de vingt Etats organisent des primaires.

Dans le camp démocrate, seuls Hillary Clinton et Barack Obama restent en course. Selon les derniers sondages, la première perdrait du terrain face au second au niveau national.

Chez les républicains, ils sont trois à pouvoir encore espérer : John McCain, Mitt Romney et Mike Huckabee, même si ce dernier est un peu distancé. Le vétéran du Vietnam et sénateur de l'Arizona McCain est devenu le candidat favori au fil des sondages.

Les gros Etats à suivre, qui délivreront un nombre important de délégués dans les deux camps, sont la Californie, New York et le New Jersey. Avec 370 délégués côté démocrate et 170 côté républicain, les résultats de la Californie pourraient être cruciaux. Cet Etat a l'habitude de pencher du côté républicain lors de la présidentielle. New York est l'Etat d'Hillary Clinton, bastion démocrate.

 

RESULTATS
Alabama  Obama 56%  Huckabee 41%
Alaska  Obama 74%  Romney
Arizona  Clinton  McCain
Arkansas  Clinton  Huckabee
Californie  Clinton  McCain 
Colorado  Obama 67%  Romney
Connecticut  Obama 50% McCain 52%
Dakota du N  Obama 61%  Romney 36%
Delaware  Obama 53%  McCain 45%
Géorgie

Obama 59%

 Huckabee 34%
Illinois Obama 64% McCain 47%
Minnesota  Obama  Romney
Missouri  Obama 49%  McCain 33%
New Jersey  Clinton 57%  McCain 56%
New York  Clinton 54%  McCain 51%
Oklahoma Clinton 55%  McCain 37%
Tennessee Clinton 54%  Huckabee 34%
Utah  Obama 56%  Romney 89%
Idaho  Obama 80%  -
Kansas  Obama 73%  -
Nouveau-Mex    -
Virginie occ  - Huckabee (51%)
Montana  -  Romney 38%
Massachuss.  Clinton 56%  Romney 51%

Cartes des résultats 

LE PROCESSUS ELECTORAL

Bien que le processus des primaires ne commence que maintenant, les candidats en lice sont déjà en campagne depuis près d'un an, recherchant des soutiens et collectant des fonds.

Lors des primaires, les Américains votent pour une liste de délégués qui se sont engagés à voter lors de la Convention nationale du parti (fin août pour les démocrates et début septembre pour les républicains) pour un des candidats. Il s'agit donc d'une désignation indirecte, mais en général, le nom du candidat qui sera désigné est connu avant la convention, alors que les primaires ne sont pas encore terminées.

Certains ont préféré l'organisation de caucus plutôt que de primaires, comme ce sera le cas le 3 janvier dans l'Iowa. Les caucus sont des réunions publiques, théoriquement réservées aux membres du parti, mais il est possible de s'enregistrer au moment du vote. Les participants organisent des débats avant d'adhérer à une liste de délégués soutenant un des candidats. Le vote n'est pas à bulletin secret, contrairement aux primaires.

Le jour du mardi 5 février (Super Tuesday) sera sans doute crucial, vu le nombre de primaires et de caucus qui seront organisés dans une vingtaine d'Etats. Les résultats pourront donc être acquis ce jour là.

Le candidat désigné devra choisir un vice-président, qui peut être un de ses anciens rivaux pendant les primaires. L'élection présidentielle se tiendra le mardi 4 novembre. Les Américains voteront pour une liste de grands électeurs qui auront annoncé leur soutien pour un des candidats. Le nombre de grands électeurs varie selon la démographie des Etats. Le candidat qui obtient la majorité dans un Etat rafle la totalité des grands électeurs de cet Etat.

Le nom du 44e président des Etats-Unis devrait être connu le soir du 4 novembre, sauf contestation. Le vainqueur doit rassembler au moins 270 grands électeurs sur 538. Un candidat peut être élu alors qu'il n'a pas remporté le vote populaire, comme en 2000 pour George Bush face à Al Gore.

    

Le calendrier de février

mardi 5 : Super Tuesday (D + R)

samedi 9 : Primaire de Louisiane (D + R), Caucus du Kansas (R), Nebraska et Washington (D)

dimanche 10 : Caucus du Maine (D)

mardi 12 : Caucus de DC, Primaires du Maryland et de Virginie (D + R)

mardi 19 : Caucus de Washington (R). Primaires du Wisconsin (D + R)

Nombre de grands électeurs par Etat

 

LES CANDIDATS

Quinze candidats (huit démocrates et sept républicains) se sont officiellement portés candidats à l'investiture de leur parti, mais seul trois ou quatre dans chacun des deux camps sont susceptibles de l'emporter.

Candidats démocrates

(Joe BIDEN) > Abandon

Hillary Rodham CLINTON

(Christopher DODD) > Abandon

(John EDWARDS) > Abandon le 29/01

(Mike GRAVEL) > Abandon

(Dennis KUCINICH) > Abandon

Barack OBAMA

(Bill RICHARDSON) => Abandon

 

Candidats républicains

Rudolph GIULIANI

Mike HUCKABEE

(Duncan HUNTER) > Abandon

John MCCAIN

Ron PAUL

Mitt ROMNEY

(Fred THOMPSON) > Abandon

 

LIENS UTILES

Regard sur les Etats-Unis : un blog sur les primaires américaines très complet.

Route 44 : un blog du Figaro tenu par deux chroniqueurs américains, un démocrate et un républicain.

Stratégic Vision Political : un site américain avec les derniers sondages par Etat.


Sarkozy médiatique et Kadhafi politique: confrontation d'idées et analyse de la situation.

Par TITIFLO77 :: dimanche 30 décembre 2007 à 18:55 :: Actu - Europe et International

  Après les récents évènements, une confrontation d'idées permettant de comprendre l'essentiel des enjeux géopolitiques et des controverses liées à la nouvelle politique internationale qu'a choisi de mener Nicolas Sarkozy... qui fait de nouveau les unes des magasines people ce soir!

Florian: A quelques jours des élections législatives russes, les constats et les accusations de fraude massive se sont multipliées. Le Président de la République française a félicité M. Poutine.

Yohan: Le candidat Sarkozy se placait du côté des opprimés et voulait une diplomatie empreinte de morale. Les félicitations du Président à Vladimir poutine, de concert avec l’Iran et le Kazakhstan, sonnent comme une fausse note au cœur de la diplomatie européenne qui a condamné de façon unanime le scrutin. La vie politique intérieure de la Russie fait aujourd’hui froid dans le dos.

F: C’est de la Realpolitik ! Des enjeux financiers sont énormes! Distinguons d’ailleurs cette dernière du cynisme classique des relations internationales !

Y: La politique, la morale et les affaires sont trois choses qui n’ont rien à faire ensemble. Cela dit, le président sarkozy semble avoir choisi de faire de la Polititique et des Affaires, plutôt que d’associer une de celles-ci à la morale. L’Allemagne fait beaucoup d’argent en Lybie, mais on imagine mal le Bundeskänzler recevoir le Guide Suprême de la Révolution lybien au Bundestag. De plus, Kadhafi en chapka et bombardier devant le trône de Louis XVI avait quelque chose d’Ubuesque.

F: En ce qui concerne la visite de M. Kadhafi, c'est le prolongement de celle du Président de la République en Libye en juillet dernier. Elle marque le retour de la Libye dans la communauté internationale, qui a été engagé avec le renoncement au terrorisme, l'abandon de tout programme nucléaire contraire aux engagements internationaux, l'arrêt des programmes d'armes de destruction massive, et enfin la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien.

Y: On ne peut certes pas retirer à Kadhafi les efforts qu’il fait pour être présentable. Mais quitte à parler de cynisme dans les relations internationales, demandons-nous si nous pouvons lui faire confiance. Se racheter une conduite dans le concert des nations, c’est aussi la possibilité pour lui de conserver son pouvoir absolu sur la Lybie et sur les lybiens sans subir des remontrances trop violentes de la part des puissants.

F: La France doit accompagner la Lybie dans cette évolution démocratique et profitez de cette occasion pour relancer la machine économique française au bord du gouffre. Et puis la France, grande donneuse de leçons comme à son habitude, devrait plutôt regarder où en sont les droits de l’homme. Avant de condamner unanimement la politique Sarkozyste, ceux qui ont perdu systématiquement toutes échéances électorales et la confiance de la majorité du peuple feraient mieux de proposer une réelle alternative à cette politique internationale.

Y: Le problème d’une opposition absente est aussi à soulever. La machine économique peut-elle être relancée avec la vente d’un réacteur EPR à la Lybie ou est-ce toute une façon de penser l’économie qui est à repenser ? Toujours est-il, que Kadhafi n’a signé aucun achat ferme durant sa visite qui aura duré 6 jours.

Argentine : la femme succède à son mari...

Par TITIFLO77 :: jeudi 01 novembre 2007 à 13:49 :: Actu - Europe et International

Dimanche 28 octobre, Cristina Kirchner, candidate péroniste, a été la première femme portée à la présidence de la République d'Argentine. Ayant rassemblé 44,9% des suffrages, elle a été élue dès le premier tour, et fait exceptionnel, succède à son mari, Nestor Kirchner, à la tête de l'Etat argentin depuis 2003.

Madame Kirchner devance de 23 points une autre femme, Elisa Carrio, représentante de la tête de la Coalition civique de centre-gauche. La Constitution du pays prévoit qu'un candidat est élu dès le premier tour s'il rassemble au moins 45% des voix ou bien 40% et dix points d'avance sur son premier concurrent.

Même si c'est la première femme élue à la présidence de l'Argentine, Cristina Kirchner, souvent comparée à la candidate à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle américaine Hillary Clinton, n'est pas la première à accéder à la fonction de chef de l'Etat. En 1974, Isabel Martinez de Peron, épouse du général Juan Domingo Peron, avait assumé la présidence à la mort de son mari.

Le couple Kirchner a déjà une longue carrière politique derrière lui. Monsieur a été élu gouverneur en 1995 puis élu à la présidence en 2003, madame a été élue sénatrice en 1993 puis réélue à la même fonction à Buenos Aires. Les époux ont trouvé la parade pour conserver le pouvoir. La Constitution empêchant Nestor de briguer un second mandat successif, Cristina occupera le pouvoir pour quatre ans, jusqu'en 2011, en attendant que le premier puisse à nouveau se représenter !

Cristina doit en partie son élection à la spectaculaire reprise économique, cinq ans après la grande crise de 2002, ainsi qu'au bilan et à la popularité de son mari. La croissance annuelle moyenne depuis 2003 est de 7%. Mais la pauvreté reste élevée dans le pays, 20% de la population vivant en-dessous du seuil de pauvreté.

Ayant annoncé "un changement dans la continuité", la nouvelle présidente est réputée pour son caractère autoritaire. Ne cachant pas son goût pour les vêtements de luxe et son important usage de Botox, elle a été surnommée pendant la campagne "la reine Cristina", refusant d'accorder toute interview aux journalistes. Se revendiquant ouvertement du péronisme, madame Kirchner aura sans doute à coeur de prouver qu'elle peut faire tout aussi bien que son mari à la tête du pays durant les quatre prochaineS années. C'est ce que souhaite surement aussi monsieur, s'il veut revenir aux affaires en 2011...

Un dimanche d'élections

Par TITIFLO77 :: lundi 22 octobre 2007 à 06:10 :: Actu - Europe et International

Plusieurs scrutins majeurs étaient organisés dimanche 21 octobre. En Suisse, les élections confédérales ont renforcé la place du parti extrémiste de Christoph Blocher. Les élections législatives en Pologne se sont quant à elles transformées en un vote anti-Kaczynski. En Turquie, les électeurs ont approuvé par référendum l'élection du président au suffrage universel. Enfin était organisé en Slovénie le premier tour de l'élection présidentielle.

Suisse

L'Union démocratique du centre (UDC), parti conservateur et nationaliste, a confirmé sa position de premier parti helvétique lors des élections législatives. Avec 29% des voix et 62 sièges sur 200 au Conseil national (la chambre basse), le parti du ministre de la justice et de la police Christoph Blocher sort même renforcé par rapport à 2003, où il avait recueilli 26,3% des suffrages.

L'UDC sort gagnant d'une campagagne législative qui s'était dirigée contre tous les "abuseurs" de Suisse : étrangers, délinquants ou assistés sociaux. Le parti avait placardé un peu partout une affiche présentant des moutons blancs, boutant hors de Suisse "l'étranger criminel", symbolisé par un mouton noir.

Le Conseil des Etats (la Chambre haute) reste lui dominé par la droite classique. L'UDC n'y recueille "que" 7 sièges. Ecarter Christoph Blocher du gouvernement, accusé de mettre en péril son unité, semble désormais hors de propos.

Pologne

Les élections législatives polonaises ont vu la victoire du Parti libéral de Donald Tusk, qui a rassemblé près de 40% des suffrages. Les Polonais ont choisi l'alternance, et ont surtout infligé une sévère défaite aux frères Kaczynski, dont le parti Droit et jistice (PiS) a recueilli 30% des voix. Le président Lech va devoir se séparer de son Premier ministre, son frère jumeaux Jaroslaw. Le PiS sera désormais le principal parti d'opposition, et le président Lech a été élu en 2005 pour cinq ans.

A noter, le recul des populistes antilibéraux (Samoobrona) et de l'extrême droite (Ligue des familles polonaises), les deux formations gouvernementales alliées du PiS qui ne siégeront plus au Parlement. Egalement, la participation historique, 54%, contre 40,5% en 2005.

Le prochain gouvernement libéral sera vraisemblablement proeuropéen, rompant avec la politique menée par les Kaczynski dans ce domaine. Il a déjà indiqué qu'il adhérerait à la Charte des droits fondamentaux, rejetée la semaine dernière encore par la Pologne lors du sommet européen de Lisbonne. Donald Tusk, le futur Premier ministre, a annoncé que la Pologne serait membre de la zone euro en 2013. Mais ce n'est pas pour autant que la Pologne abandonnera ses intérêts nationaux...

Turquie

Alors que les accrochages entre l'armée turque et les rebelles du PKK se sont multipliés ce week-end à la frontière avec le nord de l'Irak, les Turcs ont approuvé à 69,12% par référendum la modification de la Constitution prévoyant l'élection du président de la République au suffrage universel direct pour cinq ans. Cette mesure n'est pas rétroactive pour l'élection d'Abdullah Gül il y a quelques semaines.

Slovénie

A l'issue du premier tout de l'élection présidentielle slovène, c'est le candidat conservateur de centre droit t ancien Premier ministre Lojze Peterle qui est arrivé en tête, avec 28,5% des suffrages. S'il était élu, M. Peterle serait le premier président de centre droit de Slovénie depuis l'indépendance du pays. Mais il pourrait être battu si la gauche se mobilisait autour d'un candidat unique pour le second tour. Le pays doit prendre la présidence tournante de l'UE le 1er janvier prochain.

DSK, nouveau patron du FMI

Par TITIFLO77 :: samedi 29 septembre 2007 à 22:37 :: Actu - Europe et International

C'est donc officiel, le socialiste français Dominique Strauss-Kahn a été nommé vendredi 28 septembre à la tête du Fonds monétaire international (FMI), succédant à l'espagnol Rodrigo Rato démissionnaire.

Âgé de 58 ans, l'ancien ministre des Finances du gouvernement Jospin était soutenu par l'Union européenne, les Etats-Unis et plusieurs pays émergents.

Le poste n'aura été obtenu qu'après six semaines d'intense campagne, menant "DSK" au Brésil, en Afrique du Sud, au Mexique ou encore en Corée du Sud (essentiellement des pays où l'action du FMI est critiquée), parcourant 143 000 km.

Soutenu officiellement par le président de la République Nicolas Sarkozy, ce dernier n'est peut être pas mécontent de voir un potentiel rival pour 2012 s'éloigner de la scène politique nationale pour cinq ans. D'autant plus que Strauss-Kahn a lui-même affirmé que "cette tâche nécessite au moins un mandat de cinq ans sur lequel je m'engage", renonçant ainsi à d'éventuelles ambitions présidentielles pour 2012.

Un brillant économiste pour réformer l'organisation

Dominique Strauss-Kahn devient le quatrième français à diriger le FMI, après Pierre-Paul Schweitzer (1963-1973), Jacques de Larosière (1978-1987) et Michel Camdessus (1987-2000). Il prendra ses fonctions fin octobre.

Né en 1949, marié depuis 12 ans à la journaliste Anne Sinclair et père de quatre enfants, DSK est un brillant étudiant, diplômé d'HEC et de Sciences Po, agrégé d'économie, trilingue français-anglais-allemand. Professeur de droit public et d'économie en faculté, à l'ENA, puis à HEC et Sciences Po, il entre en politique après l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981.

Il se place dans le giron de Lionel Jospin, devient chef du service de financement du commissariat au plan, tout en acquérant une expérience internationale en tant que consultant à l'ONU. En 1986, il est élu député de Haute-Savoie, puis change de circonscription en 1988, élu dans le Val-d'Oise et devient Président de la Commission des Finances.

En 1991, il devient ministre délégué à l'Industrie et au commerce extérieur sous le gouvernement Cresson, puis sous le gouvernement Bérégovoy. Entraîné dans la déroute de la gauche aux législatives de 1993, il perd son siège de député, il en profite pour créer la société "DSK consultants" et exercer dans le droit des affaires.

En 1995, il est élu maire de Sarcelles puis réélu député en 1997. Il devient l'un des ténors du gouvernement Jospin, en charge de l'Economie, des Finances et de l'Industrie. Mis en cause dans l'affaire de détournement de fonds de la MNEF, il démissionne du gouvernement en novembre 1999 avant d'être relaxé en 2001.

 

 Le Fonds monétaire international

Créé en juillet 1944 lors de la conférence de Bretton Woods, alors que la Seconde Guerre mondiale n'est pas encore terminée, le FMI regroupe aujourd'hui 185 pays. Sa mission est de "promouvoir la coopération monétaire internationale, de garantir la stabilité financière, de faciliter les échanges internationaux, de contribuer à un niveau élevé d'emploi et à la stabilité économique et de faire reculer la pauvreté", d'après le site de l'organisation elle-même.

Depuis 1976 et le passage à un système de flottement des monnaies, le FMI soutient les pays ayant des difficultés financières, leur octroyant des prêts afin de garantir leur solvabilité.

Chaque pays membre dispose d'une voix pondérée par sa participation financière à l'organisation (quote-part). Les principaux contributeurs sont les Etats-Unis 16,79% des votes), le Japon (6,02%), l'Allemagne (5,88%), la France (4,88%) et le Royaume-Uni (4,86%). La plupart des décisions sont prises à l'unanimité. Mais pour modifier la charte du FMI, 85% des voix suffisent, ce qui confie aux Etats-Unis une minorité de blocage. L'Union européenne possède elle 32,1% des droits de vote.

Depuis les années 1980, le FMI fait l'objet de critiques. Le système de vote est contesté, tout comme la règle tacite qui veut que le directeur de l'organisation soit un Européen, tandis que celui de la Banque mondiale est Américain. Certains économistes contestent les interventions du FMI qui, même si elles permettent un dépannage momentané des pays bénéficiaires, aggravent leur dette et diminue la capacité d'intervention des dirigeants de ces Etats. Certains pays se sont retirés de l'organisation pour "se soigner" eux-mêmes. Le dernier retrait est celui du Venezuela d'Hugo Chavez le 1er mai 2007...

Lors du Congrès du PS en 2003, il se place déjà dans la perspective de 2007 en créant son courant "Socialisme et Démocratie". Partisan du oui à la constitution européenne en 2005, il est l'un des trois candidats à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle. Il est battu par Ségolène Royal. Réélu député en juin, il est appelé par Nicolas Sarkozy pour le poste au FMI.

Un nouveau Français sur la scène mondiale

Dominique Strauss-Kahn rejoint donc le club des Français dirigeant une organisation internationale. On peut notamment citer Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE), Pascal Lamy, directeur de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ou encore Jean Lemierre, président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Alors que le FMI fête cette année ces 61 ans, les Français y ont régné 32 ans... A tel point que la France semble posséder un véritable savoir-faire pour occuper la tête des organisations internationales. Une ère qui devrait bientôt se terminer, les successeurs de messieurs Trichet ou Lamy ne devraient pas être Français, et la succession de M. Strauss-Kahn devrait être réclamée par les pays émergents, souvent absents de la scène mondiale. Reste un mandat de 5 ans à DSK pour faire ses preuves...

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