Le casting gouvernemental

Par TITIFLO77 :: samedi 19 mai 2007 à 09:30 :: Election présidentielle 2007

Le gouvernement Fillon I

Premier ministre                 

François Fillon

Le sénateur de la Sarthe âgé de 53 ans a été nommé officiellement Premier ministre par le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy jeudi matin, et chargé de former un nouveau gouvernement.

Les ministres
Pour chacun d'entre eux, découvrez en lien leur parcours et ce qui les attend par Le Monde et Le Figaro

Ministre d'Etat chargé de l'Ecologie, du développement durable, de l'énergie et des transports

Voir : Alain Juppé revient dans l'atmosphère (Le Figaro)

Alain Juppé 61 ans (UMP)

Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi

Voir : Jean-Louis Borloo, à l'heure de Bercy (Le Figaro)

Jean-Louis Borloo 56 ans (Parti radical)

Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales

Voir : Mme Alliot-Marie en "résidence surveillée" à l'intérieur (Le Monde)

Michèle Alliot-Marie 60 ans (UMP)

Ministre des Affaires étrangères et européennes

Voir : La dernière mission du docteur Kouchner (Le Monde)

Bernard Kouchner 67 ans (PS)

Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du codéveloppement

Voir : Brice Hortefeux à la tête d'un grand ministère de l'immigration incluant l'identité nationale (Le Monde)

Brice Hortefeux 49 ans (UMP)

Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

Voir : Rachida Dati, une proche de M. Sarkozy réputée pour son franc-parler, au ministère de la justice (Le Monde)

Rachida Dati 41 ans (UMP)

Ministre des relations sociales, du travail et de la solidarité

Voir : Xavier Bertrand, l'homme de la négociation (Le Figaro)

Xavier Bertrand 42 ans (UMP)

Ministre de l'Education Nationale 

Voir : Xavier Darcos, un fin connaisseur du milieu enseignant pour bousculer l'éducation nationale (Le Monde)

Xavier Darcos 59 ans (UMP)

Ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur

Voir : Valérie Pecresse devra conduire la réforme sur l'autonomie des universités (Le Monde)

Valérie Pécresse 39 ans (UMP)

Ministre de la Défense

Voir : M. Morin devra tenir compte du "domaine réservé" du chef de l'Etat (Le Monde)

Hervé Morin 45 ans (UDF)

Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports

Voir : Roselyne Bachelot, ou l'audace verbale à la santé et aux sports (Le Monde)

Roselyne Bachelot 60 ans (UMP)

Ministre du Logement et de la Ville

Voir : Christine Boutin, maître d'oeuvre du droit opposable au logement (Le Monde)

Christine Boutin 63 ans (UMP)

Ministre de l'Agriculture et de la Pêche

Voir : Christine Lagarde, une avocate internationale pour l'agriculture (Le Monde)

Christine Lagarde 51 ans (UMP)

Ministre de la Culture et de la communication, porte-parole du gouvernement

Voir : Christiane Albanel retrouvera les dossiers non réglés de la culture (Le Monde)

Christine Albanel 51 ans

Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique

Voir : Eric Woerth, le grand argentier de l'UMP, aux comptes publics (Le Monde)

Eric Woerth 51 ans (UMP)

Les secrétaires d'Etat

Secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, auprès du Premier ministre

 

Roger Karoutchi 55 ans (UMP)

Secrétaire d'Etat à la Prospective économique et évaluation des politiques publiques, auprès du Premier ministre

 

Eric Besson 49 ans (ex-PS)

Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, auprès du ministre des Affaires étrangères

 

Jean-Pierre Jouyet 53 ans

Secrétaire d'Etat aux Transports, auprès du ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable

 

Dominique Busserau 54 ans (UMP) 

     

Martin Hirsch (43 ans, président d'Emmaüs) est nommé haut commissaire aux solidarités actives contre les pauvretés.

La première semaine du président Sarkozy

Par TITIFLO77 :: mercredi 16 mai 2007 à 20:25 :: Election présidentielle 2007

Vendredi 18 mai : Annonce du gouvernement, dépot des candidatures pour les législatives

Annonce du premier gouvernement Fillon

  A 9h40, le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a annoncé la composition du gouvernement de François Fillon, formé de 8 hommes et de 7 femmes, 1 socialiste et 1 UDF. Quatre secrétaires d'Etat ont également été nommés par le président de la République.

Objectif législatives

7550 candidats pour 577 sièges de députés à l'Assemblée nationale. Aujourd'hui était la date limite de dépot des candidatures pour les élections législatives des 10 et 17 juin prochains. Ce chiffre est inférieur au scrutin législatif de 2002 (8456), ce qui correspondait à une moyenne de 15,65 candidats par circonscription, contre 13 cette année. Le nombre de femmes a cependant augmenté de 38,5% à 45%.

Le Mouvement démocrate de François Bayrou présentera 533 candidats. Les anciens députés UDF ralliés à Nicolas Sarkozy ont annoncé s'être inscrits sous l'appelation Parti social libéral européen (PSLE). A noter enfin que le Premier ministre François Fillon sera candidat dans son ancienne circonscription de la Sarthe.

Jeudi 17 mai : Passation des pouvoirs à Matignon, François Fillon Premier ministre

François Fillon nommé Premier ministre

  Nicolas Sarkozy a nommé François Fillon Premier ministre ce matin. Le sénateur de la Sarthe, qui a déjà été quatre fois ministres au cours de sa carrière, aura la charge de former un gouvernement que l'on sait déjà bien avancé et qui devrait être annoncé demain. François Fillon s'est rendu à 11 heures à Matignon pour la passation des pouvoirs avec son prédecesseur Dominique de Villepin.

Mercredi 16 mai : Passation des pouvoirs, départ de Jacques Chirac, premier voyage à l'étranger

Passation des pouvoirs

 

Après douze ans à l'Elysée, Jacques Chirac a laissé la place à Nicolas Sarkozy. Le nouveau chef de l'Etat a été accueilli par son prédecesseur un peu avant 11 heures au Palais de l'Elysée. Après une poignée de main, il ont pénétré dans le bâtiment pour la traditionnelle entrevue au cours de laquelle Jacques Chirac a remis les codes de la force de frappe nucléaire. A l'issue de cet entretien, Nicolas Sarkozy a raccompagné Jacques Chirac jusqu'à la voiture dans laquelle il a quitté l'Elysée. Puis il a délivré son premier discours en tant que Président de la République.

La journée en vidéos
     

L'après-midi de Sarkozy

Après la cérémonie d'investiture, le président Sarkozy a déjeuné à l'Elysée avant de remonter les Champs-Elysées dans une voiture décapotable. Il a ravivé la flamme sous l'Arc de Triomphe, avant de prendre son premier bain de foule. Il a déposé une gerbe au pied des statues de Georges Clemenceau et de Charles de Gaulle. Peu après 15 heures, il s'est rendu au Bois de Boulogne où il a présidé une cérémonie en hommage aux Martyrs de la Résistance. C'est là qu'il a annoncé sa première décision en tant que président de faire lire dans toutes les classes au début de chaque année scolaire la lettre du jeune résistant Guy Môquet à ses parents avant d'être fusillé à l'âge de 17 ans.

Premier voyage de chef d'Etat

A 16 heures, direction Orly où le président Sarkozy s'est envolé pour Berlin, quelques heures seulement après avoir été investi. Il a été accueilli chaleureusement par la chancelière allemande Angela Merkel, avec qui il va parler de la relance de la construction européenne avant de revenir en France pour y nommer son Premier ministre demain. Avec ce rapide premier déplacement, le chef de l'Etat veut montrer qu'il entend que la France soit un acteur majeur de la sortie de la crise institutionnelle dans laquelle est plongée l'Europe depuis le non au référendum en 2005.

Claude Guéant nommé Secrétaire général de l'Elysée

Nicolas Sarkozy a choisi celui qui a été pendant cinq ans son directeur de cabinet au Ministère de l'intérieur puis son directeur de campagne à ce poste clé. Emmanuelle Mignon devient sa directrice de cabinet, David Martinon le porte-parole de l'Elysée, Jean-David Lévitte son conseiller diplomatique et Henri Guaino son conseiller spécial.

Mardi 15 mai : Suite des consultations, démission du gouvernement, les adieux de Chirac

Démission du gouvernement Villepin

Le Premier ministre Dominique de Villepin a présenté la démission de son gouvernement au président sortant Jacques Chirac cet après-midi lors d'une visite à l'Elysée, et ce à la veille de la passation de pouvoir.

Menace terroriste sur la France

Les Brigades Abou Hafs al-Masri, proche d'al-Qaïda, ont menacé la France par ce message : "Maintenant que vous avez choisi Sarkozy, le croisé et le sioniste assoiffé du sang des enfants, des femmes et des vieillards musulmans (...), nous vous avertissons que les prochains jours verront une campagne djihadiste sanglante dans la capitale de Sarkozy". Le groupe a dans le passé revendiqué les attentats de Londres en 2005 et de Madrid en 2004.

Dernière allocution de Jacques Chirac

  Le Président de la République sortant s'est adressé une dernière fois aux Français à la veille de la passation de pouvoir avec Nicolas Sarkozy. Il a exprimé sa "fierté du travail accompli" et son "très grand honneur" d'avoir servi les Français pendant 12 ans. "Je sais que le nouveau Président de la République Nicolas Sarkozy aura à coeur de conduire notre pays plus avant sur les chemins de l'avenir" a-t-il déclaré.

Lundi 14 mai : Rencontre avec les leaders syndicaux, démission de la présidence de l'UMP

Rencontre avec les chefs syndicaux

Ce matin, Nicolas Sarkozy a reçu ce matin les premiers leaders syndicaux, souhaitant les rassurer en leur montrant que le dialogue social aura toute sa place dans le travail que mènera le futur gouvernement, malgré sa ferme intention de réformer la France. Il a indiqué qu'il souhaitait recevoir officiellement les partenaires sociaux dans des rencontres bilatérales "dans les dix jours suivant sa prise de fonction, afin de préparer les quatre conférences prévues en septembre. Les rencontres se poursuivront demain.

Démission de la présidence de l'UMP

Comme cela était prévu, le nouveau président de la République a également annoncé sa démission de la présidence du l'UMP lors d'un conseil national du parti. Il a estimé que ce départ constituait une "obligation morale"."La haute idée que je me fais de la fonction présidentielle (...), la nécessité pour le président de la République d'incarner l'autorité de l'Etat, de parler pour tous les Français, de faire en sorte que chaque Français puisse se reconnaître dans ce qu'il dit et dans ce qu'il fait, la nécessité qu'aucun d'entre eux ne puisse douter de son impartialité, me font l'obligation morale de cesser d'exercer les fonctions de président de l'UMP", a-t-il ajouté.

C'est Jean-Claude Gaudin, vice-président du l'UMP, qui assure la présidence par intérim jusqu'au prochain congrès prévu à l'automne, conformément aux statuts. Le futur chef de l'Etat a fait savoir qu'il ne souhaitait pas que quelqu'un le remplace. La direction du parti devrait s'organiser de façon collégiale avec un secrétaire générale. Brice Hortefeux est pressenti pour ce poste, mais Jean-Pierre Raffarin a indiqué que cela l'intéressait également.

Ultime allocution télévisée pour Jacques Chirac

Le président sortant Jacques Chirac fera passer un dernier message radio-télévisé demain soir, avant la passation de pouvoir mercredi matin à 11h.

L'ouverture, jusqu'où ?

Nicolas Sarkozy a consulté tout le week-end en vue de la constitution du nouveau gouvernement, qui devra compter quinze ministre, et être formé au plus tard lundi prochain. Le président ne cache pas son souhait de former un gouvernement d'ouverture. Après le nom d'Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, pressenti pour le même poste, c'est le nom de Bernard Kouchner, ancien ministre de la Santé, qui circule aujourd'hui pour le Quai d'Orsay. Hubert Védrine, qui réserve toujours sa réponse, pourrait alors recevoir un autre poste selon Claude Guéant, futur secrétaire général de l'Elysée.

Le socialiste Claude Allègre, également approché, avait refusé d'entrer dans le gouvernement, mais a indiqué qu'il serait prêt à "aider Nicolas Sarkozy", et notamment à participer à "une mission pour aider l'université française à s'adapter au XXIe siècle". Des membres de l'UDF pourraient également participer à un gouvernement où la parité sera respectée. On parle notamment d'Hervé Morin.

Mais qui dit ouverture dit des déçus parmi les fidèles sarkozystes. Nicolas Sarkozy avait indiqué qu'il préférerait l'efficacité à la fidélité. Ainsi, Brice Hortefeux, "l'ami de trente ans" pourrait rester sur le carreau, tout comme Patrick Devedjian, qui a fait part de son amertume publiquement.

Retour en images sur une longue campagne électorale

Par TITIFLO77 :: samedi 12 mai 2007 à 22:40 :: Election présidentielle 2007

 

   

Octobre-novembre 2006 : Investiture du candidat socialiste. Trois débats télévisés opposent Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Le 16 novembre, les militants désignent Ségolène Royal à 60% comme candidate du Parti socialiste pour l'élection présidentielle. 

 Début janvier : Ségolène Royal effectue un voyage en Chine où ses déclarations sur la "bravitude" ou la "rapidité de la justice chinoise" provoquent de vives réactions en France. Auparavant, en décembre, elle s'était rendue au Proche-Orient au cours duquel elle n'avait pas réagi lorsqu'un député du Hezbollah a comparé Israël au nazisme.

 14 janvier : Nicolas Sarkozy est investi officiellement candidat de l'UMP à l'élection présidentielle avec 98,1% des suffrages. Michèle Alliot-Marie a fini par le rallier, Dominique de Villepin n'apporte pas son appui. Il déclare lors de son discours "J'ai changé". Le lendemain, pour sa première sortie officielle de candidat, il se rend au Mont Saint-Michel.

 18 janvier : Arnaud Montebourg est mis en congé de la campagne pendant un mois, après avoir déclaré sur Canal+ que le principal défaut de Ségolène Royal, "c'est son compagnon", précisant qu'il s'agissait d'une "boutade".

 Le 22 janvier, l'animateur Nicolas Hulot annonce finalement qu'il ne se présente pas à l'élection présidentielle. Le 31 janvier, 10 candidats signent son pacte écologique et se soumettent à un grand oral sur l'écologie.

 

   

Le 5 février, sur le plateau de "J'ai une question à vous poser" sur TF1, Nicolas Sarkozy répète que "personne n'est obligé d'habiter en France, mais quand on habite en France, on respecte ses règles, c'est-à-dire qu'on n'est pas polygame, on ne pratique pas l'excision sur ses filles, on n'égorge pas le mouton dans son appartement et on respecte les règles républicaines».

11 février : Ségolène Royal présente à Villepinte son pacte présidentiel, 100 propositions constituant la synthèse des débats participatifs réalisés en France. La candidate déclare "J'en ai la ferme volonté, je l'ai là, cheville au corps, parce que je sais au fond de moi, en tant que mère, que je veux pour tous les enfants qui naissent et grandissent en France, ce que j'ai voulu pour mes propres enfants".

 Le 14 février, Eric Besson, secrétaire national du PS, démissionne du parti "pour des raisons personnelles". Il s'explique le 21 février : outre le chiffrage du programme de Ségolène Royal, il évoque des pressions de la part de l'entourage de la candidate. Le lendemain, Ségolène Royal recompose son équipe, faisant appel aux Elephants.

 Le 19 février, c'est au tour de Ségolène Royal de répondre aux questions de 100 Français sur TF1 à "J'ai une question à vous poser". Lors de l'émission, elle va réconforter un spectateur handicapé au bord des larmes en lui touchant le bras.

 Fin février, François Bayrou commence à grimper dans les sondages, étant crédité jusqu'à 20% d'intentions de vote.

 

 

 

 

Le 11 mars, Jacques Chirac annonce dans une allocution télévisée qu'il ne se représentera pas. Le lendemain, 12 mars, le Premier ministre Dominique de Villepin se range derrière Nicolas Sarkozy.  Le 13 mars, Azouz Begag, ministre délégué à l'égalité des chances, annonce qu'il ne votera pas Nicolas Sarkozy.

 16 mars : Date limite pour le dépot des 500 parrainages nécessaires pour se présenter. Le 19 mars, le Conseil constitutionnel déclare qu'il y aura 12 candidats, dont José Bové, incertain jusqu'à la dernière minute.

 Le 21 mars, Nicolas Sarkozy quitte le Ministère de l'Intérieur. Quelques jours plus tard, Jacques Chirac lui apporte son soutien.

 Le 22 mars, en meeting à Marseille, Ségolène Royal demande à ses supporteurs de chanter la Marseillaise. Le 23 mars, elle demande aux Français d'avoir chez eux un drapeau tricololre et de le mettre à la fenêtre le 14 juillet. De son côté, Nicolas Sarkozy avait annoncé le 8 mars vouloir créer un Ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale.

 Le 28 mars, des émeutes ont lieu Gare du Nord à Paris. La classe politique s'empare des événements. Nicolas Sarkozy affirme que "la gauche veut être du côté de ceux qui ne paient pas leur billet dans le train. Moi, je ne serai pas du côté des fraudeurs".

     

 Le 12 avril, Jean-Marie Le Pen attaque Nicolas Sarkozy sur ses origines hongroises, un candidat qui "vient de l'immigration". Le 9 avril, la campagne officielle commence.

Le 22 avril, le premier tour de l'élection présidentielle voit la qualification de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal pour le second tour. Le candidat de l'UMP devance sa rivale socialiste de plus de 4 points. François Bayrou finit 3e avec 18,55% des voix.

 Le 27 avril, Ségolène Royal et François Bayrou se recontrent lors d'un débat organisé par BFM TV. Le centriste écarte l'idée d'un soutien à la candidat centriste. Il estimera utile de déclarer quelques jours plus tard qu'il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy au second tour.

 Le 2 mai a lieu le traditionnel débat télévisé au cours duquel s'affrontent les deux finalistes. Suivi par 20 millions de téléspectateurs, l'échange sera plutôt musclé, notamment à propos de la question de la place des handicapés à l'école.

 Le 6 mai, c'est la consécration pour Nicolas Sarkozy qui est élu président de la République avec 53% des voix et une avance conséquente sur Ségolène Royal (47%). Le candidat de l'UMP succède à Jacques Chirac.

Les 100 premiers jours

Par TITIFLO77 :: vendredi 11 mai 2007 à 17:56 :: Election présidentielle 2007

A quoi ressembleront les premiers jours du président Sarkozy au pouvoir ?

6 mai : Second tour de l'élection présidentielle.

9 mai : Proclamation officielle par le Conseil constitutionnel du résultat de l'élection présidentielle.

10 mai : Cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage avec le président sortant Jacques Chirac.

16 mai : Fin officielle du mandat de Jacques Chirac. Passation des pouvoirs avec Nicolas Sarkozy.

16 mai : Immédiatement après sa prise du pouvoir, Nicolas Sarkozy se rendra à Berlin pour rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel.

17 mai : Le lendemain de sa prise de pouvoir, Nicolas Sarkozy devrait nommer son Premier ministre et constituer un gouvernement de 15 membres paritaire

21 mai : Ouverture de la campagne pour les élections législatives.

Avant le 23 mai : Nicolas Sarkozy devrait se rendre à Bruxelle pour proposer une relance de la construction européenne aux partenaires européens.

7 juin : Sommet du G8 à Heiligendamm (Allemagne).

Avant le 10 juin : Organisation d'une conférence sur le pouvoir d'achat et les salaires. Déposition en Conseil des ministres de plusieurs projets de lois considérés comme les plus urgents. Certains d'entre eux ont déjà été rédigés avant l'élection. Au programme : renforcement de la sécurité, meilleure maîtrise de l'immigration relance de l'économie par la fiscalité, réforme de l'université, exonération d'impôts et de charges des heures supplémentaires, suppression des droits de succession et de donation.

10 juin : Premier tour des élections législatives.

 

17 juin : Second tour des élections législatives.

Entre le 17 et 30 juin : Formation d'un nouveau gouvernement et nomination des secrétaires d'Etat.

21-22 juin : Sommet européen à Bruxelles.

Création d'une commission de révision de la Constitution, pour permettre notamment au président de la République de se présenter devant le Parlement pour faire le bilan de son action.

Juillet : Examen par le Parlement des premiers textes présentés en Conseil des ministres au mois de mai.

6 juillet : Sommet européen de Bruxelles.

Juillet - Août : Le gouvernement se penchera sur deux autres sujets majeurs : le service minimum dans les transports en commun et l'emploi avec la mise en place d'un plan Marshall 2 pour les banlieues.

Septembre : Quatre sommets sur l'égalité salariale hommes-femmes, la flexi-sécurité, les conditions de travail et la démocratie sociale.

 

Le nouveau président de la République a jusqu'au 16 mai pour réfléchir à la composition de son gouvernement.

François Fillon, fortement pressenti pour Matignon...

Sarkozy - Chirac, première sortie officielle des "deux Présidents" le 10 mai 2007, avant la passation de pouvoir le 16 mai.

 

MAI

JUIN

JUIL

AOÛT

1 M 1 V 1 D 1 M
2 M 2 S 2 L 2 J
3 J 3 D 3 M 3 V
4 V 4 L 4 M 4 S
5 S 5 M 5 J 5 D
6 D 6 M 6 V 6 L
7 L 7 J 7 S 7 M
8 M 8 V 8 D 8 M
9 M 9 S 9 L 9 J
10 J 10 D 10 M 10 V
11 V 11 L 11 M 11 S
12 S 12 M 12 J 12 D
13 D 13 M 13 V 13 L
14 L 14 J 14 S 14 M
15 M 15 V 15 D 15 M
16 M 16 S 16 L 16 J
17 J 17 D 17 M 17 V
18 V 18 L 18 M 18 S
19 S 19 M 19 J 19 D
20 D 20 M 20 V 20 L
21 L 21 J 21 S 21 M
22 M 22 V 22 D 22 M
23 M 23 S 23 L 23 J
24 J 24 D 24 M 24 V
25 V 25 L 25 M 25 S
26 S 26 M 26 J 26 D
27 D 27 M 27 V 27 L
28 L 28 J 28 S 28 M
29 M 29 V 29 D 29 M
30 M 30 S 30 L 30 J
31 J 31 M 31 V

 

Vainqueurs et vaincus au lendemain de l'élection

Par TITIFLO77 :: lundi 07 mai 2007 à 10:27 :: Election présidentielle 2007

Les prochains jours du président Sarkozy

Neuf jours nous séparent de la passation de pouvoir entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, qui aura lieu dans la matinée du mercredi 16 mai. D'ici là, le nouveau président de la République va quitter pendant quelques temps la capitale et se retirer quelque part en France pour "habiter la fonction" qu'il a reçu du peuple français. Il devrait profiter de cette période pour affiner l'équipe gouvernementale qu'il entend mettre en place, à commencer par le nouveau Premier ministre. Lundi matin, c'est le nom de François Fillon qui circule le plus, bien qu'un sondage à la sortie des urnes indiquait dimanche soir que Jean-Louis Borloo était le premier ministrable préféré des Français.

Nicolas Sarkozy sera de retour à Paris officiellement le lundi 14 ou le mardi 15 mai. A ce moment là, il réunira les équipes de l'UMP pour préparer la bataille des législatives, et remettra sans doute sa démission de la présidence du parti, ainsi que du conseiller général des Hauts de Seine. Un nouveau président de l'UMP sera désigné en novembre prochain, et d'ici là, le parti serait confié à une direction collégiale.

Le nouveau président aura pour tâche de mener rapidement les réformes annoncées. Agir vite sera sans doute sa marque de fabrique, afin d'éviter notamment un trop fort "troisième tour" de la part des organisations syndicales...

A lire sur le web :

- M. Fillon futur chef d'un gouvernement où les places seront chères (Le Monde)
- Mise en place du gouvernement, relance de l'Europe, législatives : les premiers rendez-vous de Nicolas Sarkozy (Le Monde)
- Le prochain gouvernement sera limité à quinze membres (Le Figaro)
- Les 22 qui comptent (L'Express)
- La conquête méthodique du pouvoir (Le Monde)

Le PS face à son avenir

Dès dimanche soir, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, les deux rivaux malheureux de Ségolène Royal lors des primaires du parti socialiste, ont tiré à boulets rouges sur la direction du PS. DSK a parlé de "très grave défaite", notant que "jamais la gauche n'a été aussi faible", celle-ci n'ayant "toujours pas fait sa rénovation". Pour Laurent Fabius, "le drapeau de la gauche est à terre".

Ségolène Royal, elle, entend bien continuer le combat, affirmant dimanche soir que "quelque chos s'est levé". Elle est certes perdante, mais a effacé l'humiliation du 21 avril 2002, et a renouvelé le lien du PS avec les militants.

Alors quel avenir pour le PS ? Qui mènera la bataille des législatives ? Et avec quelle ligne ? Faudra-t-il ouvrir au centre, comme l'entendent Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, ou bien adopter une ligne plus à gauche comme le souhaiterait Laurent Fabius ? Quoi qu'il en soit, la gauche française doit s'attendre à des semaines difficiles...

A lire sur le web :

- Le Parti socialiste lave son linge sale en public (Le Nouvel Obs)
- Ségolène Royal lance l'offensive pour s'imposer comme leader naturel du PS (Le Monde)
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