Quelques mots sur ce nouveau gouvernement.

Par TITIFLO77 :: mercredi 20 juin 2007 à 15:33 :: Elections législatives 2007

La loi des alternances systématiques a été rompue le 6 mai 2007.

 

Alors que Nicolas Sarkozy a probablement reglé à son profit une des difficultés des plus spécifiques de notre organisation institutionnelle, quelques remarques s'imposent. Il a d'abord probablement modifier la vie politique française en supprimant de facto la dualité au sommet de l'exécutif, dyarchie exécutive qui se révéla souvent explosive.

Le Général de Gaulle banissait toute forme de dyarchie au sommet de l'Etat, il semble qu'aujourd'hui, le Premier ministre ne soit réduit à être le chef de la majorité présidentielle, tout en étant le premier des ministres. L'évolution du tandem Sarkozy-Fillon est à surveiller. Il nous permettra de comprendre les changements majeurs du fonctionnement de notre régime qui se présidentialise toujours davantage.

 

Remaniement ministériel - Gouvernement Fillon II

Par TITIFLO77 :: mardi 19 juin 2007 à 18:59 :: Elections législatives 2007

 Le gouvernement Fillon II

 

Quelques semaines seulement après avoir former son gouvernement, la présidence de la République annonce ce mardi 19 juin la nouvelle composition du gouvernement Fillon, remanié notamment à la suite de la la défaite d'Alain Juppé aux élections législatives. Le président devrait intervenir à la télévision mercredi soir pour préciser le calendrier de l'action gouvernementale.

Les ministres

Nom

Ministre

Jean-Louis BORLOO (Parti radical)

 

Ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable.

Michèle ALLIOT-MARIE

 

Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des collectivités territoriales.

Bernard KOUCHNER (PS)

 

Ministre des Affaires étrangères et européennes.

Christine LAGARDE

 

Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi.

Brice HORTEFEUX

 

Ministre de l'Immigration, Intégration, Identité nationale et du Codéveloppement. 

Rachida DATI

 

Garde des Sceaux, ministre de la Justice. 

Michel BARNIER

 

Ministre de l'Agriculture.

Xavier BERTRAND

 

Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité.

Xavier DARCOS

Ministre de l'Education nationale.

Valérie PECRESSE

Ministre de l'Enseignement supérieur et Recherche.

Hervé MORIN (Nouveau Centre)

Ministre de la Défense. 

Roselyne BACHELOT

Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports. 

Christine BOUTIN

Ministre du Logement et de la Ville. 

Christine ALBANEL

Ministre de la Culture et de la Communication

Eric WOERTH

Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique. 

 

Les secrétaires d'Etats

Nom

 

Secrétaire d'Etat

Roger KAROUTCHI

 

Secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement.

Jean-Pierre JOUYET(PS)

 

Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.

Laurent WAUQUIEZ

 

Secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, porte-parole du gouvernement. 

Eric BESSON

 

Secrétaire d'Etat, chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques.

Valérie LETARD(Nouveau Centre)

 

Secrétaire d'Etat auprès du ministre du Travail, chargée de la solidarité. 

Dominique BUSSEREAU

 

Secrétaire d'Etat aux Transports. 

Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET

 

Secrétaire d'Etat auprès du ministre français de l'Ecologie, chargée de l'Ecologie. 

Christian ESTROSI

 

Secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer. 

André SANTINI

Secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique. 

Jean-Marie BOCKEL (PS)

Secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie auprès du ministre des Affaires étrangères.

Hervé NOVELLI

Secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, chargé des entreprises et du Commerce extérieur.

Fadela AMARA

Secrétaire d'Etat à la politique de la Ville.

Alain MARLEIX

Secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense, chargé des anciens combattants.

Rama YADE

Secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme.

Luc CHATEL

Secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, chargé de la consommation et du tourisme.

Bernard LAPORTE

Secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux sports (après la Coupe du Monde de rugby). 

Hors-gouvernement : Martin HIRSCH, Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté .  

L'hyperprésidentialisation du régime et la faiblesse de la Gauche.

Par TITIFLO77 :: mardi 19 juin 2007 à 08:44 :: Elections législatives 2007

 

Les élections législatives collées, telles qu'elles le sont aujourd'hui, à l’élection présidentielle, constitueraient à entendre de nombreux commentateurs, la gale de la démocratie. Attendait-on sincèrement des Français qu’ils soient versatiles et incohérents au point de ne pas confirmer leur vote ? Ces élections législatives ne sont une surprise pour personne, les français ont ratifié l’élection du président de la République qu’ils ont choisi, il y a déjà quelques semaines.

 

De toute évidence, si Nicolas Sarkozy n’avait pas eu de majorité à l’Assemblée nationale, il l’aurait dissout. Dissolution à l’image des précédentes, symbole d’immobilisme, dissolution dont personne ne veut.

 

Les Français attendent du changement, et il est temps en effet, que ce changement se produise.

 

 

Le Parlement doit être un lieu de débats, un lieu de contradictions, un lieu de discussions et non pas une chambre d’enregistrement comme elle l’est de nos jours. Il faut à la démocratie des contre-pouvoirs. Le système majoritaire est en cela fondamentalement injuste dans la représentation. Avec la majorité qui s’annonce, cette vague bleue tant annoncée, le débat ne peut qu’être anéanti. En tous les cas, le drapeau de la diversité semble être en berne. Nicolas Sarkozy s’est engagé lorsqu’il était candidat à la magistrature suprême à entamer une revalorisation du Parlement, il doit s’y atteler notamment en introduisant de la proportionnel puisqu’il est indiscutable que la démocratie ne fonctionne que dans la majorité et l’opposition.

 

 

Mais il ne faut pas occulter la faiblesse idéologique et organisationnelle de la gauche française dans un état de délabrement particulièrement avancé. La gauche est en faillite idéologique, en décomposition interne. La gauche est en crise et ce n’est pas être « déclinologue » que de le reconnaître. La gauche est à ce point en crise qu’elle en arrive à demander de voter pour elle par pluralisme, symbole haut de sens.

 

La gauche doit se repenser, la gauche doit se reconstruire. La gauche doit retrouver son chemin. Cela passe inévitablement par la remise en cause de son organisation. Comment la gauche peut-elle penser arriver au pouvoir sans avoir auparavant compris qu’elle n’arrivera à rien sans se renouveler. Ce renouveau passe par une refondation de la gauche, qui ne peut plus continuer à rassembler autant de courants. Ces courants qui, de Mélenchon, en passant par Fabius, jusqu’à DSK la mènent au désastre.

 

"Gauche et droite, ça ne veut rien plus rien dire si déjà, dans un même corps certes d'épaisseur, sans trop d'effort, on peut les loger ensemble" Daniel Carton in Une campagne off

 

La gauche est faible, cette faiblesse ne cesse de renforcer Nicolas Sarkozy qui dispose de l’état de grâce qui suit chaque élection présidentielle. Espérons qu’il en profite pour moderniser la France, ce qu’il semble avoir commencé.

Le cas Alain Juppé.

Par TITIFLO77 :: lundi 18 juin 2007 à 22:42 :: Elections législatives 2007

 

Il fut le premier ministre de la France de 1995 jusqu'à 1997.
Après des études secondaires brillantes au Lycée Victor Duruy à Mont-de-Marsan (Landes) (il reçoit les premiers prix de grec et de latin au concours général des lycées), il obtient son bac en 1962 à l'âge de 17 ans. Il entre en classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand à Paris et est reçu en 1964 à l'École normale supérieure. Il obtient l'agrégation de lettres et étudie également à l'Institut d'études politiques de Paris (1968) puis à l'École nationale d'administration (1970-1972), après avoir accompli son service militaire (1969-1970).
Il est ministre délégué au Budget durant la 1ère cohabitation. Du 30 mars 1993 au 18 mai 1995, Il est ministre des affaires étrangères dans le gouvernement d'Édouard Balladur. 

Avec la déclaration de candidature de Jacques Chirac à l'élection présidentielle le 4 novembre 1994, Alain Juppé devient président du RPR par interim. Le maire de Paris étant élu à la magistrature suprême, celui-ci le récompense en le nommant Premier ministre en mai 1995. Il conserve la direction du parti néo-gaulliste jusqu'à la défaite de la droite aux élections législatives de 1997. Il dirigera deux gouvernements du 17 mai 1995 au 2 juin 1997. Il est également élu maire de Bordeaux en juin de cette même année, succédant à Jacques Chaban-Delmas. Il est considéré par le Président Chirac comme « le meilleur d'entre nous ».

Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la circonscription de la Gironde (2e). Il fait partie du groupe UMP, qu'il fonde et dont il est élu président en octobre de cette même année.

 

La déclaration de son inéligibilité en 2004 le conduit à quitter ses fonctions parlementaire, municipale et partisane, Nicolas Sarkozy prenant la direction de l'UMP. Son adjoint Hugues Martin lui succède à la mairie de Bordeaux, ainsi que pour son mandat de député. La Communauté Urbaine de Bordeaux dont il était président bascule à gauche, au profit du socialiste Alain Rousset. En octobre 2006, il sera à nouveau candidat à la mairie de Bordeaux.

«Si je pouvais crever, vous seriez contents»

 

Après de nombreuses polémiques suite à sa nomination comme Ministre d'Etat et propulsé à la tête de ce fameux ministère de l'environnement géant, il refait de nouveau parler de lui. D'abord en raison de sa défaite aux élections législatives, mais aussi par ses déclarations fulgurantes à la presse qui traduisent, selon les journalistes, la colère de ce dernier de devoir démissionner conformément à ce qu'avait annoncé le nouveau président de la République.

Son ministère serait donc laissé à une nouvelle personnalité. Ministère qui a déjà tant fait parler de lui. En effet, le candidat à l'élection présidentielle N. Sarkozy avait consacré une bonne partie de son discours à exprimer tout le mal qu'il pensait de mai 68 et de ses conséquences regrettables pour la France, cependant qu'il décidait d'organiser un "Grenelle de l'environnement" via ce ministère de l'écologie, sur le modèle de la célèbre rencontre des syndicats et autres organisations représentatives du pays en mai 68. Contradictions et paradoxes... deux données fondamentales de la vie politique.

Analyse - Les choses à retenir du scrutin législatif

Par TITIFLO77 :: lundi 18 juin 2007 à 11:36 :: Elections législatives 2007

Victoire de l'UMP, mais pas de vague bleue

Etrange soirée électoral que celle du second tour des élections législatives où la victoire des uns semblait plutôt morose, et la défaite des autres plutôt heureuse ! L'UMP remporte certes bel et bien ces élections, avec la majorité absolue dépassé de 52 députés, mais la "vague bleue" qu'annonçaient les instituts de sondage n'a pas vraiment déferlé sur l'Assemblée. L'UMP perd 41 sièges par rapport à l'Assemblée sortante, élue en 2002, alors que le PS en gagne une quarantaine. On en oublirait presque que pour la première fois depuis 25 ans, une majorité sortante est reconduite...

L'Assemblée nationale ne sera donc pas monocolore, mais Nicolas Sarkozy disposera d'une majorité forte pour gouverner. Ce petit retournement de situation est expliqué dans les médias par deux facteurs : la peur d'une vague bleue et le débat sur la TVA sociale auraient contribué à ce que les résultats du premier tour ne soient pas amplifiés. La gauche a bien résisté, et peut remercier le Modem de François Bayrou qui lui aurait apporté un appui décisif. En effet, selon un sondage CSA, 55% des électeurs Modem du premier tour se seraient reporté sur un candidat de gauche au second, contre 28% sur un candidat de droite.

Cependant, le PS qui mettait l'accent sur la faible participation au soir du premier tour pour expliquer ses scores mitigés, a semble-t-il oublié dimanche que celle-ci était encore plus faible au second. D'une façon générale, pas un seul commentaire n'a été fait sur toutes les chaînes de télévision sur l'abstention qui atteint - faut-il le signaler ? - un triste record sous la Ve République : 40,01%...

Juppé battu quitte le gouvernement

C'est la grande surprise de ce second tour. Alain Juppé, numéro 2 du gouvernement, a été battu dimanche soir à Bordeaux par la socialiste Michèle Delaunay, et devra donc quitter le gouvernement, selon la "loi" édictée par le Premier ministre François Fillon. Un mois seulement après avoir pris la tête d'un super ministère de l'Ecologie et de l'aménagement durable, c'est un nouveau coup dur pour Juppé dont la carrière politique semble compromise.

Le remaniement du gouvernement Fillon 2 devrait donc être plus important que prévu. Une dizaine de secrétaires d'Etat devaient être nommés à l'issue des législatives, mais le Président de la République et son Premier ministre vont devoir également trouver un remplaçant à Mr. Juppé, ce qui pourrait amener à des changements majeurs dans l'équipe gouvernementale. Les noms de Jean-Louis Borloo et Michel Barnier circulaient dimanche soir pour le poste de numéro 2 du gouvernement.

La situation des partis

Dans la configuration telle qu'elle était présentée dimanche soir, trois groupes seraient en mesure de se constituer à l'Assemblée : seuls l'UMP, le PS et le Nouveau centre ont franchi la barre des 20 députés nécessaire pour former un groupe. Mais un nouveau pourrait voir le jour...

Le Parti communiste, qui perd son groupe, limite les dégâts avec 15 sièges. Mais il pourrait former un nouveau groupe en rassemblant des élus des DOM-TOM, des non inscrits, et peut être même avec les Verts. C'est en tout cas le souhait énoncé par Noël Mamert dimanche soir. Les Verts (trois députés dans l'Assemblée sortante) gagnent un quatrième siège. Quant au Modem, François Bayrou se réjouissait dimanche soir des résultats obtenus : avec quatre députés, que demander de plus ? Le Front National n'obtient aucun député, sa seule représentante au second tour, Marine Le Pen, ayant été battue.

La gauche résiste bien à Paris et à Lyon

Ces élections législatives étaient une sorte de test avant les municipales du printemps 2008. A Paris, la gauche a mieux que résister : elle remporte une circonscription de plus par rapport à 2002 : la 8e où l'UMP Arno Klarsfeld a largement été battu par son adversaire PS Sandrine Mazetier (55,85%). Le PS dispose désormais de 13 députés parisiens sur 21. Le report des voix du Modem en faveur de la gauche a pleinement joué dans la capitale.

A Lyon, alors que tous les candidats de droite étaient en tête au soir du premier tour, l'UMP perd deux des quatre circonscriptions de la ville. Les bons résultats du PS apparaissent de bon augure à moins d'un an des municipales.

Parité et diversité

La parité est en hausse :107 députées ont été élues lors des élections législatives (61 à gauche, 46 à droite), ce qui porte le pourcentage de femmes siégeant à l'Assemblée nationale à 18,5%, contre 12,3% en 2002. Mais la France est toujours en queue de peloton en Europe...

Concernant la diversité, une seule élue de métropole sera issue des minorités dites "visibles" : George Pau-Langevin, investie par le PS à Paris. Aucun élu représentant la diversité à l'UMP...

La rupture Royal-Hollande

 

Autre surprise de ce second tour, l'annonce officielle de la séparation du couple Royal-Hollande. Dans un livre intitulé Les Coulisses d'une défaite à paraître mercredi, l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle fait état de cette séparation, à une date qu'elle a refusé de préciser. Cette information ne devait être divulguée dès dimanche soir, et l'annonce a pour le moins décontenancé les socialistes présents sur les plateaux de télévision, contraints de devoir donner leur avis sur le sujet.

Dans le livre, Ségolène Royal explique : "J'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté, désormais étalée dans les livres et les journaux, et je lui ai souhaité d'être heureux." Elle précise : "On est en bons termes, on se parle, il y a du respect mutuel."

François Hollande a confirmé cette séparation, et selon lui, "cela n'a pas de conséquence politique". Néanmoins, l'annonce simultanée de Ségolène Royal de son intention de briguer la tête du PS au prochain congrès apparaît en contradiction avec les propos du toujours Premier secrétaire. Si cela n'est pas politique, pourquoi avoir voulu attendre que tous les enjeux électoraux soient passés, alors que l'information circulait déjà parmi les journalistes depuis plusieurs semaines ?

Selon un sondage CSA, Dominique Strauss-Kahn est cité par 39% des interrogés comme le meilleur pour succéder à François Hollande, devant Ségolène Royal (24%), Bertrand Delanoë (14%) et Laurent Fabius (7%).

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