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Selon la candidate déclarée à l’élection présidentielle de 2012, Ségolène Royal, la première année au pouvoir de Nicolas Sarkozy est une année ratée. C’est ce que cette dernière a déclaré sur France 2.
Alors que Bertrand Delanoë se démarque dans l'opposition au chef de l'Etat, notamment sur la question du Tibet en faisant du dalaï-lama un citoyen d'honneur de la ville de Paris, l'ex-candidate à l'Elysée l'an dernier tente de conserver la main en affichant clairement ses ambitions.
«C'est vrai que, pour préparer une alternance dans quatre ans, parce que ça passe vite, il faut s'y prendre tôt (...) Pour cette échéance-là, ce n'est un secret pour personne que je me prépare»
À ses yeux, le chef de l'Etat "est pris au piège de ses propres mensonges de la campagne". Démagogue et à la limite permanente du travestissement de la réalité, Ségolène Royal oublie seulement que jamais autant n’a été fait en si peu de temps.
Surfant sur l’erreur fondamentale de communication commise par le gouvernement sur le paquet fiscal, cette dernière exhorte le gouvernement à récupérer les cadeaux aux plus riches. Comment une candidate présidentiable déclarée peut-elle commettre une telle erreur d’analyse politique, sans qu’on puisse la soupçonner d’ignorance ? Certes, le choc de confiance tarde à venir, dans un contexte économique difficile, mais sont-ce les plus riches des Français qui effectuent des heures supplémentaires ? Non de toute évidence. Sont-ce les plus riches qui bénéficient de la déductibilité des intérêts d’emprunt ? Non, encore une fois.
Alors oui il est facile d’affirmer sur toutes les chaines de télévision qu’il faut faire davantage pour l’école, le pouvoir d’achat, le social, les familles, la culture, mais ce n’est pas avec la politique que Madame Royal propose que la France arrivera à surmonter l’insupportable poids de la dette.
Accumulant les contre-vérités, les propos proches de la démagogie permanente, la présidente de la région Poitou-Charentes, ne convainc pas.
Florian
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Depuis son lancement en février, la combinaison de l'équipementier Speedo fait des vagues. Dix-huit des dix-neuf records du monde établis en grand bassin en 2008 l'ont été par des nageurs la portant, dont la nouvelle idole française, le sprinteur Alain Bernard, nouveau détenteur du record du monde du 100m nage libre, la distance reine. Ce record, intouchable depuis huit ans, avait déjà été oublié au mois de février par l’australien Eaman Sulliver, avec la même combinaison…
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Inquiète, la marque Arena obligée de réagir, établit un communiqué significatif.
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La semaine dernière, la Fédération internationale de natation a rappelé que la combinaison Speedo était conforme à son règlement. Mais Arena fait pression pour la faire interdire, sous prétexte qu’elle améliore la flottabilité, ce qui est rigoureusement interdit. Face à une telle déferlante et un coup médiatique sans précédent, la marque Arena a annoncé qu'elle rajouterait des plaques de polyuréthane sur ses dernières combinaisons Powerskin R-évolution. Il est vrai que les chiffres ont de quoi impressionner. Le magasine Le Point rappelle que ce "concentré de technologie, chiffres à l'appui, apporte 4% de rapidité dans les départs et les virages, 5% de gain d'énergie, 10% de rapidité". |
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Ce buzz médiatique révèle finalement tout l’enjeu et pose la question des limites de la conciliation entre le sport et les évolutions technologiques ? Une question doit se poser : peut-on aujourd’hui encore comparer les résultats de nos génies sportifs d’hier et ceux de leurs meilleurs contemporains ? Il faut lever toute hypocrisie et affirmer que les nageurs sont aussi indissociables de leur équipement que les pilotes de leur véhicule…
Cependant, revenir sur l’autorisation de nager avec cette combinaison est-il possible ? Un bon paquet de records du monde serait alors remis en cause… Une chose est sûre, les chronos devraient continuer à s’affoler à Pékin !
Florian et Thibaut
Deux anciens premiers ministres ne renoncent pas à de nouvelles ambitions nationales. Alain Juppé, réélu maire de Bordeaux le mois dernier et qui a refusé un nouveau poste ministériel, a déclaré sur France 5 samedi 19 avril qu'il n'excluait pas d'être candidat en 2012 si Nicolas Sarkozy ne se représentait pas qu'il "n'était fermé à rien". Plus tard sur son blog, il a indiqué que ses propos étaient une boutade, las d'entendre des questions sur le futur de sa carrière.
Pendant ce temps, Lionel Jospin multiplie les apparitions publiques ces derniers temps. Reçu à l'Elysée par Nicolas Sarkozy vendredi 18 avril en préparation de la présidence française de l'UE, il veut montrer qu'il a toujours la stature d'un homme d'Etat. Mais il entend surtout barrer la route à Ségolène Royal pour la succession du parti et favoriser son candidat favori et ami Bertrand Delanoë. Mais les proches du maire de Paris ne cachent pas une certaine inquiétude pour ce soutien encombrant qui pourrait coûter quelques militants au Congrès...

Plus d'un mois après les municipales et cantonales, les sanctions tombent dans les patis. Dernier à en avoir fait les frais, Yann Wehrling, ancien secrétaire national des Verts de 2003 à 2005, exclu du parti écologiste pour avoir figuré sur la liste Modem dans la ville de Strasbourg. Il a tout perdu puisque le Modem n'avait obtenu aucun élu, tandis que les Verts strasbourgeois, qui avaient conclu un accord avec le maire Roland Ries, siègent au conseil municipal... L'ancien ministre socialiste Michel Charasse a quant à lui été suspendu du PS pour avoir soutenu un candidat à la présidence du conseil général du Puy-de-Dôme différent de celui choisi par les militants.
Alors que Nicolas Sarkozy s'était plaint autour de son entourage du peu de réactions à droite face à la condamnation de Ségolène Royal pour licenciement abusif (seul Jean-Pierre Raffarin avait appelé l'ancienne candidate à la présidentielle à la démission de la région Poitou-Charentes), Nadine Morano est montée au créneau. La secrétaire d'Etat à la Famille a accusé Ségolène Royal d'être "une entreprise de démolition à elle toute seule" après les critiques de la socialiste sur la réforme des allocations familiales. "Le verbe casser est un peu fort pour elle qui n'est pas capable de construire. Elle n'a pas de leçons à donner. Ses anciennes salariées sont sûrement des mères de famille" a lâché Mme Morano sur RTL.
Une semaine après le premier tour, les villes dont le sort n'est pas encore scellé élisent leur maire pour six ans. La droite est en position délicate dans plusieurs grandes villes, dont Strasbourg, Toulouse et Marseille. La poussée de la gauche va-t-elle se confirmer ? La droite va-t-elle résister ? Combien de villes vont-elles basculer ? Les réponses dès dimanche 16 mars à 20h dans cet article.
RAZ-DE-MAREE POUR LA GAUCHE : La gauche confirme sa poussée du premier tour et remporte les villes clés et des bastions de la droite
Selon une projection nationale de l'institut CSA, la gauche obtiendrait 49,5% des voix, contre 47,5% pour la droite.
De nombreuses grandes villes basculent dans le camp de la gauche, dont Périgueux ou Xavier Darcos est battu, mais aussi Toulouse et Strasbourg. François Bayrou est battu à Pau. La droite conserve Marseille.
Résultats dans les villes de plus de 30 000 habitants
La poussée de la gauche dans les 251 plus grandes villes est encore plus importante que le prévoyait notre pronostic. La gauche remporte 141 villes, contre 100 villes pour la droite et 7 pour le Modem. C'est donc un gain net de 30 villes pour la gauche, et une perte nette de 35 villes pour la droite par rapport à 2001. => Télécharger le document.
A gauche, cette victoire profite surtout au PS qui empoche 28 villes par rapport à 2001. Le PCF se maintient et gagne même une ville. A droite l'UMP perd 20 villes.
Dans les 10 plus grandes villes, alors qu'à la veille du scrutin l'égalité était parfaite entre la gauche et la droite, la gauche dispose désormais de 7 villes. A Paris, Lyon, Lille, Montpellier et Nantes, le PS a rajouté Strasbourg et Toulouse. La droite ne conserve que Marseille, Bordeaux et Nice.
| Gauche | Différence | Modem | Droite | Différence | |||
| 2001 | 111 (76 PS, 29 PCF) | - | 135 (109 UMP, 19 UDF) | ||||
| 2008 | 1er tour | 62 | 3 | 49 | |||
| Total | 141 (104 PS, 30 PCF, 6 DVG, 1 Vert) | + 30 | 7 | 100 (89 UMP, 4 NC, 7 DVD) | - 35 |
Tableau des villes gagnées
| GAUCHE | DROITE et Modem | |
| Plus de 30 000 hab | PS : Paris - Toulouse - Lille - Strasbourg - Rennes - Angers - Périgueux - Pau - Reims - Metz - Caen - Clermont-Ferrand - Angoulême - Amiens - Grenoble - Nevers - Blois - Anglet - Lens - Salon-de-Provence - Valence - Creil - Evreux - Brive-la-Gaillarde - Vitrolles - Roubaix - Colombes - Asnières-sur-Seine - Athis-Mons - Aubervilliers - La Seyne-sur-Mer - Narbonne PCF : Aubagne - Villejuif - Le Blanc-Mesnil - Choisy-le-Roi - La Courneuve - Vitry-sur-Seine DVG : Belfort - Istres - Villepinte - Villeneuve-d'Ascq Verts : Montreuil | UMP : Marseille - Nice - Calais - Tarbes - Le Havre - Mulhouse - Nîmes - Melun - Bayonne - Orléans - Saumur - Castres - Carcassonne - Châlons-en-Champagne - Draguignan - Montélimar - Corbeil-Essonnes - Boulogne-Billancourt NC : Agen - Châtellerault - Montrouge DVD : Versailles - Marignane - Colmar - Hyères - Neuilly-sur-Seine - Gagny Modem : Mont-de-Marsan - Talence |
| Moins de 30 000 hab | PS : Foix - Auch - Bar-le-Duc - Savigny-le-Temple - Cahors - Mende DVG : Hénin-Beaumont PCF : Villeneuve-Saint-Georges | UMP : Moulins - Longjumeau |
Les enseignements du second tour
1. La défaite de la droite : Tous les ténors de l'UMP l'ont reconnue, il s'agit bel et bien d'une défaite. Ce n'est pas une déroute (peut-être grâce à la victoire à Marseille), mais c'est cependant davantage qu'un réajustement par rapport à 2001. La poussée de la gauche au premier tour s'est largement confirmée au second. C'est une vague rose dans les villes de plus de 20 000 habitants, mais la droite résiste mieux dans les communes d'une population inférieure. Et dans les grandes villes où la gauche l'emporte, l'écart est souvent conséquent, avec une forte mobilisation en sa faveur.
2. Les contradictions du Modem : L'échec de François Bayrou à Pau place le Modem dans une situation déliquate. La stratégie d'alliances à géométrie variable, parfois à gauche parfois à droite, n'a pas convaincu les électeurs. La question de la capacité du Modem à exister de manière indépendante est posée.
3. La faible participation : Le regain d'intérêt pour la politique observé lors de la présidentielle de 2007 semble loin. Le taux de participation est le plus élevé pour un second tour de municipales sous la Ve République. Les électeurs de droite semblent s'être davantage abstenus que ceux de gauche. C'est en quelque sorte un avertissement adressé à Nicolas Sarkozy en "boudant les urnes".
4. La situation au PS : Comme aux régionales en 2004, le Parti socialiste remporte une victoire lors d'élections locales. Elle dirige désormais la quasi-totalité des régions, une majorité de départements et des communes. Le risque pour lui est de se croire en mesure de remporter les prochaines échéances nationales (certes lointaines) sans effectuer sa nécessaire rénovation. Ou bien de se reposer sur ses lauriers en se contentant d'une sorte de contre-pouvoir à l'échelon local face au pouvoir national. Les succès locaux ne sauraient garantir une victoire présidentielle...
La participation
Vers une abstention record : entre 34,5% et 35% selon les instituts de sondage.
| 1959 | 1965 | 1971 | 1977 | 1983 | 1989 | 1995 | 2001 | 2008 | |
| 1er tour | 25,2 | 21,8 | 24,8 | 21,1 | 21,6 | 27,2 | 30,6 | 32,6 | 33,5 |
| 2nd tour | 26,1 | 29,2 | 26,4 | 22,4 | 20,3 | 26,9 | 30 | 31 |
Les résultats dans les villes clés (en bleu ville de droite, en rouge ville de gauche, entre parenthèse score au premier tour)
PARIS : Quatre triangulaires
| PS | Modem | UMP | PS | Modem | UMP | |
| Lyne Cohen-Solal (34,67%) 44,1% (Verts 5,45% - ext gauche 2,38%) | Philippe Meyer (14,33%) 10,9% | Jean Tiberi (37,94%) REELU 45% (DVD 2,33% - FN 1,77%) | Laurence Girard (22,71%) 27,18% | Véronique Delvolve(15,69%) 15,14% | Rachida Dati (49,5%) ELUE 57,69% |
| PS | DVD | UMP |
| PS | Modem | UMP |
| Heidi Rancon-Calvel (18,68%) 19,63% | François Lebel (35,51%) REELU 48,55% | Pierre Lellouche (33,42%) 31,82% |
| Pierre Castagnou (45,03%) REELU 57,37% | Marielle de Sarnez (13,93%) 14,54% | MC. Carrere-Gee (20,81%) 28,09% |
MARSEILLE : Duel (fusion Gauche - Modem)
| Gauche - Modem | UMP |
| Jean-Noël Guérini (39,14%) 47,75% + Jean-Luc Bennahmias (5,54%) | Jean-Claude Gaudin (41,03%) REELU 50,42% |
TOULOUSE : Duel (alliance UMP - Modem)
| Gauche (PS-PCF-PRG-Verts) | UMP - Modem |
| Pierre Cohen (39%) ELU 51% | Jean-Luc Moudenc (42,6%) 49% + Jean-Luc Forget (5,9%) |
NICE : Triangulaire UMP - DVD - PS
| Gauche | Droite dissident | UMP |
| Patrick Allemand (22,30%) + diss Patrick Motard (6,48%) | Jacques Peyrat (23,14%) | Christian Estrosi (35,80%) ELU 41,33% |
STRASBOURG : Duel Gauche - UMP (retrait du Modem sans accord)
| Gauche - Verts | UMP |
| Roland Ries (43,90%) ELU 58% + Verts Alain Jund (6,36%) | Fabienne Keller (33,93%) 42% |
LE HAVRE : Duel UMP - PCF
| PCF | UMP |
| Daniel Paul (29,16%) 45,3% (+ PS Laurent Logiou 13,87% ?) | Antoine Rufenacht (47,76%) REELU 54,7% |
REIMS : Duel Gauche - UMP
| Gauche | UMP |
| Adeline Hazan (42,06%) ELUE 56,07% | Catherine Vautrin (47,76%) 43,93% (+ Renaud Dutreil 23%) |
SAINT-ETIENNE : Triangulaire UMP - PS - Modem
| Gauche | Modem | UMP |
| Maurice Vincent (33,68%) ELU 46,11% (+ Verts 4,3% et ext gauche 3,15%) | Gilles Artigues (20,23%) 12,27% | Michel Thiollière (37,86%) 41,63% |
ANGERS : Duel UMP - PS
| Gauche | UMP |
| Jean-Claude Antonini (42,50%) REELU 50,5% | Christophe Béchu (45,64%) 49,5% |
AMIENS : Duel UMP-PS
| Gauche | UMP |
| Gilles Demailly (41,37%) ELU 56,21% (Liste ext gauche 6,05%) | Gilles de Robien (38,88%) 43,79% (Liste DVD 4,32% - Modem 5,89%) |
AIX-EN-PROVENCE : Quadrangulaire UMP - PS - DVG - Modem
| PS | PS diss | Modem | UMP |
| Alexandre Medvedowsky (29,09%) 42,94% | <= Michel Pezet (10,14%) | François-X de Peretti (20,15%) 12,77% | Maryse Joissains (33,81%) REELUE 44,28% |
METZ : Triangulaire UMP - DVD - Gauche
| Gauche | DVD (soutien UMP) | DVD - Modem |
| Dominique Gros (34,04%) ELU 48,28% | Jean-Marie Rausch (24,16%) 27,41% | Marie-Jo Zimmermann (16,7%) + Modem 14,7% 24,31% |
CAEN : Duel gauche - UMP
| Gauche | UMP |
| Philippe Duron (43,96%) ELU 56,26% (+ ext gauche 5%) | Brigitte Le Brethon (35,89%) 43,74% (NC 6,75% et Modem 7,52% ?) |
PERPIGNAN : Triangulaire UMP - gauche et Modem - FN
| Gauche et Modem | UMP | FN |
| Jacqueline Amiel-Donat (20,16%) + PS diss 15,12% et Modem 8,53% | Jean-Paul Alduy (33,88%) | Louis Alliot (12,29%) |
NANCY : Triangulaire UMP - Gauche - PS diss
| Gauche | PS dissident | UMP |
| Nicole Creusot (28,02%) 40,56% | Françoise Hervé (14,72%) 8,71% | André Rossinot (47,18%) REELU 50,74% |
AVIGNON : Triangulaire UMP - PS - PCF
| PCF | PS | UMP |
| André Castelli (14,21%) | Michèle Fournier-Armand (21,23%) | Marie-Josée Roig (39,2%) REELUE |
PAU : Triangulaire PS - Modem - UMP
| Gauche | Modem | UMP - gauche |
| Martine Lignières-Cassou (33,87%) ELUE 39,7% | François Bayrou (32,61%) 38,8% | Yves Urieta (27,8%) 21,4% |
COLOMBES : Duel UMP - PS (fusion UMP - Modem)
| Gauche | UMP - Modem |
| Philippe Sarre (43,56%) ELU (+ autres listes gauche 5,4%) | Nicole Gouetta (avec Rama Yade) (42,46%) + Modem Laurent Trupin (8,6%) |
| PS-Modem-DVD | UMP |
| PS Sébastien Pietrasanta (33,66%) ELU + DVD 12,44% et Modem 12,34% | Manuel Aeschlimann (41,56%) |
| Union de la Gauche | UMP |
| Michel Moyrand (45,7%) ELU 50,42% | Xavier Darcos (45,25%) 49,58% (DVD Jean-Louis Demaret 6,05% ?) |
| PS | UMP - Gauche moderne | FN |
| Pierre Freyburger (32,34%) 42,57% (+ Verts 4,59% - ext gauche 4,65%) | Jean-Marie Bockel (40,35%) REELU43,16% (+ DVD 7,75%) | Patrick Binder (10,31%) 14,27% |
HENIN-BEAUMONT : Triangulaire Gauche - FN - DVG
| Union gauche | DVG | FN |
| Gérard Dalongeville (43,09%) ELU 51,94% | Danielle Duquenne (18,41%) 19,23% | Steeve Briois (28,53%) 28,83% (+ UMP 5,49% ?) |
La situation issue de 2001
L'objectif du PS fixé par François Hollande est la reconquête de 30 villes de plus de 20 000 habitants sur la quarantaine perdue en 2001. La mesure habituelle est le nombre de ville de plus de 30 000 habitants gagnées ou perdues. Il y a 251 villes de plus de 30 000 habitants en France. Depuis 2001, la droite en détient 135 (dont 109 pour l'UMP, 19 pour l'UDF) et la gauche 111 (dont 76 pour le PS et 29 pour le PCF).
Titiflo se concentre donc sur ces 251 villes pour voir si le PS réalise son objectif ou si la droite limite les dégats.
Dans ces 251 villes : 55 triangulaires et 13 quadrangulaires.
Le pronostic de Titiflo
Dans les 251 villes de plus de 30 000 habitants, nous tablons sur la victoire de la gauche dans 122 à 130 villes et la victoire de 104 à 112 villes par la droite. La droite perdrait donc entre 20 et 25 villes par rapport à 2001, la gauche en gagnant 15 à 20.
L'après-municipales : vers un changement de style ?
Quels que soient les résultats du second tour, la présidence prépare déjà des ajustements pour l'après-municipales. Alors que l'éxecutif s'efforce de limiter la portée nationale du scrutin, c'est plus un changement de style qu'un changement de politique qui devrait s'opérer.
1. Le gouvernement : Pour dénier un éventuel vote-sanction, un remaniement ministériel de grande envergure semble écarté. En revanche, quelques nouveaux secrétariats d'Etat pourraient être créés, notamment pour l'aménagement du territoire, le Grand Paris, l'économie numérique ou l'industrie. Les ministres en place sont protégés par leurs bons résultats électoraux et l'approche de la présidence française de l'UE.
2. Un retour aux fonctions régaliennes : La semaine prochaine, Nicolas Sarkozy devrait revenir à des déplacements qui touchent davantage les fonctions régaliennes : commémoration des Poilus lundi, hommage aux résistants au Plateau des Glières mardi, inauguration d'un sous-marin vendredi. De même, la mise en chantier de la réforme des institutions et la présidence de l'UE devraient accentuer ce retour à la présidentialisation.
3. Entourage et vie privée : Sa nouvelle épouse Carla Bruni est plus discrète que Cécilia tout en s'investissant en première dame. Déjà lors de ses derniers déplacement, en Afrique du Sud ou à Toulon, les lunettes Ray-Ban et la Rolex au poignet ont disparu, tout comme les photos de jogging. Enfin l'entourage du président devrait être remanié. Si le président de la République a renouvelé sa confiance à Claude Guéant, David Martinon aurait été écarté dès vendredi, et pourrait devenir consul aux Etats-Unis.
4. Proximité avec les Français : Les déplacements en province vont se multiplier, au rythme d'un par semaine, afin de tenter de démontrer que Nicolas Sarkozy est resté le "président de la proximité".